Comment ça, je ne contrôle pas ?!

Vous connaissez mon engouement pour la compréhension des choses, du monde qui m’entoure, surtout de moi-même à vrai dire, de ma personne, puisque je suis le centre de mon monde et celui dans lequel je vis.

Les prises de consciences sont une forme de libération, de soi, de son âme, c’est s’en approcher chaque fois un peu plus, la toucher du doigt.

 

En travaillant sur certains aspects répétitifs dernièrement est apparu le contrôle, le contrôle de soi, mais aussi le contrôle de ce qui se passe dans sa vie. Ou ce qui ne se passe pas parce que le contrôle ne permet pas d’avoir ce que l’on veut.

 

On pense le contraire parfois, et je me rends compte aujourd’hui, de part mon parcours que je suis descendue un peu plus profondément dans cet aspect du contrôle.

A l’image d’un oignon, chaque couche de conditionnement en cache une autre, puis une autre…jusqu’à ce que l’on arrive au cœur, de qui on est, de ce que l’on est.

 

Jusqu’à aujourd’hui, je pensais ne pas trop contrôler ma vie, je pensais être dans le lâcher prise plus ou moins, pas à chaque instant, mais assez souvent pour laisser la fluidité de la vie me traverser.

Ce mental qui sait tout…Le bougre, il m’a bien eu !

 

Il y a un aspect de mon comportement qui, je sentais depuis quelques temps, m’interpellait, se faisait de plus en plus pressant.

Puis je me suis aperçue que le contrôle, contrôlait ma vie. A moitié….Du moins, certains aspects.

 

Qu’est-ce que ce contrôle ?

Le contrôle, c’est le fait de ne pas laisser la vie se manifester à travers soi.

C’est cette illusion que l’on croit « savoir », que l’on maîtrise, que l’on peut trier dans ce que l’on accepte dans sa vie ou non. C’est le fait de se dire « Whaou, je maîtrise bien les choses, je suis trop forte quoi !« ….

Merci le mental ! Mais en attendant, le moins bon, je ne l’ai pas, certes, mais tout le bon non plus !

 

Car non, nous ne contrôlons pas.

On empêche juste la vie de se manifester à travers soi : le mauvais certes, mais tout le bon et le beau auquel nous avons droit, ce pour quoi nous sommes là !

Le contrôle est une illusion, c’est une façon de croire que nous avons une forme de pouvoir sur la vie, que l’on peut sélectionner le bon, le moins bon comme le mauvais.

C’est juste une entrave à la vie elle-même.

Ce n’est pas naturel.

La vie est impermanence, c’est un mouvement énergétique constant, c’est la fluidité.

Le contrôle de soi de sa vie, c’est comme un passage à la douane, ou à un péage aux heures de pointe, il y a un embouteillage. Il y a une rétention.

 

 

Mais pourquoi on contrôle ?

Le contrôle est une forme de peur. La peur de ce qui pourrait arriver, la peur de ne plus contrôler justement.

C’est comme la perte de contrôle de son véhicule, c’est partir dans le bas-côté et avoir un accident.

Or, si l’on reste maître de son véhicule (de son corps, de son esprit, de ses actions) sur la route de la vie, il ne peut rien nous arriver.

Et c’est effectivement ce qui se passe quand on contrôle. Il se passe peu de choses.

Alors c’est bien d’un coté, on n’est pas confronté à ce que l’on ne veut pas, et c’est plutôt chouette, mais il ne se présente pas non plus ce que l’on veut vraiment…

 

Comment sait-on si l’on contrôle..ou pas ?

Le monde étant un miroir de ce que l’on est, de ce que l’on porte en soi, il suffit de regarder dans quel(s) domaine(s) de sa vie il y a un ou des blocages. (→ Rejoignez les co-créatrices de « La clé est en moi! »)

Ou si en lisant ce texte vous vous dites immédiatement « Moi, je ne contrôle pas, ça ne me concerne pas« .

Le mental (ou l’égo) protège son espace d’expression…

 

A partir du moment où il y a un blocage, il y a une forme de contrôle.

Le contrôle est un manque de fluidité.

S’il n’y a pas de contrôle, c’est fluide, léger, ça coule telle une rivière dans son lit.

 

Et comment on lâche ?

On lâche prise et on tente de comprendre, de sentir intérieurement d’où vient ce contrôle de soi, de la vie.

  • Qu’est-ce qui s’est passé pour vouloir absolument ce contrôle?
  • A quelle mémoire cela me renvoie-t-il ?
  • Quelle(s) peur(s) puis-je identifier ?
  • Qu’est-ce que m’a fait la vie, pour ne pas avoir entièrement confiance en elle ?
  • Est-ce que je me protège de quelque chose ? De quelqu’un ?
  • Etc…

 

Prendre conscience de ce contrôle de soi, du manque de fluidité, est la première étape de la guérison, c’est le premier pas pour « se lâcher la grappe« , et avoir confiance en la vie elle-même.

Le lâcher prise se passe par étape, on ne peut lâcher prise sur tout ce qui s’est passé si l’on a un passé lourd qui fait que l’on se protège de quelque chose ou de quelqu’un, de peur de revivre ces sensations physiques, ces émotions à l’intérieur de soi, de peur d’avoir mal à nouveau.

Puis, peu à peu, la fluidité prend le dessus sur le contrôle quand un pas après l’autre on refait confiance à la vie, à ce que l’on EST intérieurement, à qui l’on EST en tant qu’être.

Car rien ne peu nous arriver si nous ne le voulons pas.

Si l’on donne son pouvoir au contrôle ou à la peur, le manque de fluidité sera présent dans sa vie, d’où découleront de nombreux blocages à différents niveaux.

On le sent dans son corps, dans sa tête….Et dans sa vie.

 

Et vous, avez-vous cette sensation de blocage ?

Comment avez-vous fait pour vous en défaire ?

 

 

2 commentaires sur “Comment ça, je ne contrôle pas ?!

  1. Bonsoir Karine, j’ai toujours essayé de tout contrôler dans les moindres détails de ma vie. Petite, jusqu’à l’âge de 12 ans je vivais pour moi, sans contrainte, insouciante, heureuse. Ma grande sœur a été mon contre exemple dans ma construction, j’entends par là que je suis maintenant tout l’opposé. Ses choix de vie ne plaisaient pas à ma mère que j’entendais râler et s’inquiéter de sa vie. J’ai donc pris un virage à 90º pour essayer de plaire à ma mère. Je me rends compte depuis peu que rien ne la satisfait. Je suis très ordonnée, voire un peu maniaque mais au fond de moi je suis plutôt bordélique. J’ai construit un mur en béton autour de moi pour ne plus souffrir du manque d’amour de ma mère. Je m’aperçois que les gens me trouvent dure, alors que je suis un chamallow au fond de moi. Je commence petit à petit à réouvrir les yeux sur les belles choses de la vie. Grâce à ma cousine qui a commencé son parcours avant moi, je me remémore ce que j’étais avant de me conformer aux attentes de la société. J’essaie de lâcher prise, ce n’est pas simple. Il y a des jours où tout semble fonctionner et des jours où la paresse prend le dessus et rien n’avance. La guidance que j’ai eu m’a grandement aidé. Elle n’a jamais autant vu d’Amour. Reste que je ne ressens pas ce que j’ai capté ce jour là. J’ai avancé mais j’ai l’impression de faire du sur place. Tes vidéos m’aident, me donnent des conseils, des rituels que je ne connaissais pas. J’y crois. Merci Karine. Jeanne

    1. Bonjour Jeanne,
      Merci pour ton commentaire.
      Pour ton expérience, tu peux juste t’y reconnecter en y repensant et en posant l’intention de ressentir ce que tu as ressenti à ce moment-là.
      Le contrôle sont les protections que l’on pose tout autour de soi, barrières créées par la peur. Mais peu à peu en reprenant confiance jour après jour, les barrières pourront tomber ♥

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